Tribune de l'opposition

Tribune de l'opposition n°16 - Juin 2018

Un budget sans surprise dans le mauvais sens du terme

Le budget de fonctionnement reste stabilisé mais sera porté à 8.8 millions d’euros de façon à pouvoir augmenter de 700 k€ le virement à la section d’investissement qui s’établira à 1.3 millions d’euros. Et comment on finance ? Facile !! On augmente de 700 000 euros les impôts et taxes des Grabellois. Voilà le résultat totalement prévisible des choix faits sur les deux mandats et notamment la réalisation de la maison commune dont le coût représente 9.558.783,19 euros au 01/01/2018.

Comme nous l'avons précédemment et régulièrement dénoncé, les orientations inscrites et choisies dans le budget d’investissement ressemblent à des options démesurées de croissance de la ville notamment avec la construction de la maison commune. S’ajoute encore l’acquisition du château, une ruine qui coûtera encore très cher à réhabiliter et pour lequel nous ne percevrons même plus l’impôt foncier. Les Grabellois n’avaient pas besoin de ces projets dispendieux et superfétatoires.

Nous avons toujours demandé la vigilance sur les dépenses, la recherche d'économies. Cela aurait pu permettre de ne pas augmenter les taux des taxes et de ne pas accroître considérablement l’endettement de la commune.

Il n’est cependant plus temps de se quereller, la majorité ayant bien montré que les dépenses dispendieuses sont révolues et qu’il est temps de faire des économies sur le budget de fonctionnement afin de pallier les débordements du budget d’investissement.

Dommage que la majorité n’ait pas anticipé l’incontournable construction d’une nouvelle école du fait de la croissance de la population largement due au déploiement des logements collectifs. N’oublions pas que le projet d’aménagement de la zone de Gimel était lui aussi dans les tuyaux durant le précédent mandat et que sa réalisation occasionnera la création d’autres classes dans cette nouvelle école. Nous ne sommes donc pas au bout de nos surprises et à bien y regarder nous sommes bien plus mauvais que le maire veut bien le dire.

Liste “Union Grabels 2014”
Jean-Paul Aubrun, Sandra Connes,
Catherine Foucherand Gandrille,
Monique Lanot, Ayoub Mzali


TOUJOURS PLUS D’IMPÔTS POUR
DES PROJETS PHARAONIQUES

D’ici 2022, tous les Grabellois ne paieront plus leur taxe d’habitation grâce à une mesure nationale.
Nos impôts locaux ont à l’inverse doublé en dix ans passant de 2,8 à 5,6 millions d’euros de 2008 à 2018 pour financer essentiellement des équipements pharaoniques…
Rénovation des écoles, écologie, réhabilitations patrimoniale et urbaine me semblent plus utiles pour tous. Notre ville a tant besoin de choix judicieux et de renouveau.

Régis Morvan

Tribune de l'opposition n°15 - Mars 2018

L’heure des comptes

Nous ne cessons de dénoncer la situation critique des finances de la commune due à une politique déraisonnable de son maire. Les investissements pour la crèche et la construction du Groupe scolaire de la VALSIERE demeurent certes une priorité mais n’aurait-on pas pu éviter l’agrandissement de l’école Delteil dans ce cas ?

Les travaux de la maison commune, de la place Jean Jaurès et de son restaurant, l’acquisition inutile du château représentent un gouffre financier ; sans oublier les catastrophes imprévisibles qui ont touchées Grabels (inondations puis incendie).

Aussi, le coût de l’adhésion à la métropole (659 000€ pendant 5 ans), la baisse considérable des dotations de l’état et la suppression de la taxe d’habitation n’arrangent rien. La prise de conscience de nécessaires économies budgétaires et l'augmentation des impôts décidées trop tardivement et dans l'urgence pour échapper à une mise sous tutelle ne suffiront pas à dégager un autofinancement ni à arrêter la dramatique spirale de l'endettement.

Les chiffres sont accablants pour les 7939 Grabellois recensés dernièrement : 18 millions d'emprunts remboursables sur 17 ans alors que la capacité de désendettement des communes de l'Hérault est de 5,1 (stat 2016).

Fidèle à ses engagements politiques, le Maire a fait le choix d'une politique sociale "tous azimuts", reconduite aveuglément avec notamment le renouvellement de la convention Mairie/Association Gutenberg. Est-ce le rôle d'une association comme Gutenberg de s'occuper du "social" dans une commune en lieu et place du CCAS (centre d'action sociale) déjà largement efficace dans son domaine?

Est-il normal de donner un blanc–seing pour 4 ans en engageant la somme de 400 000 euros qui provient des  deniers  du contribuable Grabellois ?

Quel rôle doit jouer ceux qui ont été élus si ce n'est d'assurer et non de déléguer à des Associations le rôle qui leur est dévolu par le vote des citoyens ?

Quel avenir pour notre commune ? Nous en saurons un peu plus après l'intervention de la Chambre Régionale des Comptes qui doit examiner prochainement notre gestion financière.

Soyez assurés que nous serons attentifs à ses remarques.

Liste “Union Grabels 2014”
Jean-Paul Aubrun, Sandra Connes,
Catherine Foucherand Gandrille,
Monique Lanot, Ayoub Mzali


Tribune non communiquée


Régis MORVAN

Tribune de l'opposition n°14 - automne 2017

Suppression progressive de la taxe d’habitation dès l’automne 2018 pour 80% de la population décidée par l’état et la commune de Grabels décide de son augmentation pour les 20% de la population grabelloise restante …

Selon une  étude annuelle du Forum pour la gestion des villes et des collectivités territoriales, 85% des communes et groupements de communes ainsi que 83% des départements ont décidé du « statu quo » en matière d’impôts locaux en 2017.

Grabels fait exception et décide d’augmenter la taxe d’habitation, déjà majorée en 2016 (passage de 19,87% à 20,66% en 2017). La commune parle pudiquement de « réajustement » alors que M. Le Maire s’était engagé à ne pas augmenter les impôts locaux durant sa campagne.

Pour rappel, en ce qui concerne les 31 communes de la Métropole, Grabels était en 2015 en 6ème position pour la taxe d’habitation et en 4ème position pour la taxe foncière. Cette évolution ne tient pas compte de la revalorisation de la base des valeurs locatives décidée par l’Etat à hauteur de 8% environ depuis 2010 et de 0,4% pour 2017.

A cela, s’ajoute un taux d’abattement général qui passe de 15% à 5% aujourd’hui pour la commune.

 

En 2019, l’addition sera lourde pour les 20% de la population restante qui paiera cette taxe d’autant que la dotation de l’Etat continuera à diminuer voire à disparaître.

Ainsi, un grand nombre de communes ont depuis longtemps anticipé ce manque à recevoir dans leur trésorerie en gérant avec prudence leurs dépenses, leurs choix d’investissements, le poids de leurs emprunts ; ce que Grabels n’a pas fait suffisamment tôt.

Aujourd’hui malheureusement, l’étau se resserre et de nombreux grabellois en subiront les conséquences ; soit par une augmentation des taxes soit par une énième augmentation des emprunts qui impactera pour longtemps l’avenir de la commune.

Le Maire et sa majorité ont fait le choix d’une politique sociale. Ce choix est « pavé » de bonnes intentions quand les caisses sont pleines mais, en cas d’inversion de la conjoncture et compte tenu de l’état de nos finances, cela risque de se retourner contre ses auteurs.

Liste “Union Grabels 2014”
Jean-Paul Aubrun, Sandra Connes,
Catherine Foucherand Gandrille,
Monique Lanot, Ayoub Mzali


Pouvoir d’achat: nos familles impactées

D’ici 2020, 4 foyers grabellois sur cinq ne paieront plus la taxe d’habitation: je me réjouis de cet engagement national tenu. Le pouvoir d’achat de chaque famille devrait augmenter de 1100€/an, soit près de 100€/mois.

Dans le même temps, la majorité municipale accroît une nouvelle fois nos impôts locaux: autre promesse non tenue. Mais pour quels projets? Une mairie pharaonique? Quel bilan?

Notre ville a tant besoin de davantage de justice fiscale et d'innovation.

Régis Morvan

Tribune de l'opposition n°13 - été 2017

Projet Gimel, un enjeu considérable pour la commune

Même si nous avons longtemps pensé que la conservation de cette zone boisée était un bienfait pour notre commune, notre intégration dans la métropole ne nous permet plus de repousser indéfiniment l’urbanisation. Nous avons donc choisi d’accompagner la majorité dans son choix d’être à l’initiative du projet pour garder la main sur les réalisations à venir. Plusieurs concertations ont été programmées avec les habitants pour que tous puissent s’exprimer sur le projet d’aménagement. Dans les premières observations relevées, les habitants ont fait part de leurs réserves sur l’accessibilité, les nuisances sonores à venir notamment du fait de la circulation, la nécessaire conservation d’une partie des espaces verts pour respecter la faune, la flore et le caractère rural de notre commune et sur les risques encourus lorsque l’on construit trop et que l’on imperméabilise le sol.

L’acquisition du château reste encore un peu floue

Après avoir reporté la première annuité de crédit car nous n’avions pas les moyens d’y faire face, nous apprenons que nous devons supporté 3 servitudes vis-à-vis, d’une habitante dont le logement est au fond du terrain, de la métropole qui doit garder un accès pour assurer l’assainissement de la zone et d’Hélénis à qui nous devons toujours donner accès à la grange dont ils sont propriétaires. Ce projet est bien compliqué, si ce n’est sa situation qui permet des réunions champêtres, le reste ne nous cause que du souci. En tout état de cause, les quelques animations vont couter très cher, la commune avait plutôt besoin de faire des économies.

Route de Montferrier en réfection dès septembre

La Métropole a pris en compte la nécessité de faire les travaux pour sécuriser cette voie en l’élargissant d’un mètre cinquante et en créant une voie cyclable.

Liste “Union Grabels 2014”
Jean-Paul Aubrun, Sandra Connes,
Catherine Foucherand Gandrille,
Monique Lanot, Ayoub Mzali

Modération, discipline et espérance

Chers amis, je suis heureux de partager avec vous ce souffle nouveau qui ravive notre confiance dans l'avenir, avec l'élection d'Emmanuel Macron, et la victoire totale aux législatives pour le mouvement de « La République en Marche ».

Justice fiscale, sociétale et efficacité en seront les poumons.

Pour notre commune, ce sera concrètement la suppression de la taxe d'habitation pour près de 4/5 des foyers et donc moins d'impôts locaux injustes parfois utilisés fortuitement.

Régis Morvan

Tribune de l'opposition n°12 - Mars 2017

IL FAUDRA FAIRE MIEUX...

 "Il faudra faire mieux avec moins de ressources". Telle a été la déclaration faite par la majorité lors de la présentation des vœux de Monsieur le Maire au personnel municipal.
Nous reprenons à notre compte cette sage recommandation.

L’année 2015, avec un déficit de plus de 300 000 euros a contraint la majorité municipale en 2016 à augmenter d’une façon très conséquente les impôts locaux.
Les emprunts successifs, plus de 17 millions d’euros soit 2300 euros par habitant, font que les échéances sont de plus en plus lourdes à honorer malgré l’apport pas encore connu de recettes supplémentaires.
Il sera difficile de poursuivre le rythme des investissements déjà programmé.

En attente :

L’école de la VALSIERE:
Sur un terrain à la topographie difficile avec une forte hydrologie urbaine ;
Ne connaissant pas à ce jour le montant des subventions accordées pour ce projet, nous pensons que les 5 millions d’euros prévus pour la construction et l’aménagement sont insuffisants.
Nous redoutons les avenants à venir.

L’achat du Château:
500 000 euros payables en quatre fois (acte 2015) dont la première échéance n’est toujours pas réglée .Malgré ce, nous entretenons le site. Des travaux sont prévus cette année.

L’affaire SCI MAJORELLES:
Avec recours sur recours que nous perdons régulièrement.
N’est-il pas temps de stopper ces procédures qui nous coûtent très chères ?
Nous allons devoir emprunter à nouveau avec des taux d’intérêts certainement plus élevés.

Nous avons été très surpris d’entendre la déclaration de Monsieur le Maire lors des vœux à la population,  concernant une remise à niveau de nos finances ; n’ayant pas encore les éléments du budget primitif et du compte administratif; nous attendons le prochain conseil pour confirmer ou infirmer ses dires.

Nous entrons dans une période incertaine :
Le pessimiste se plaint du vent.
L’optimiste espère qu’il va changer.
Le réaliste ajuste ses voiles.

Nous espérons une année réaliste.

Bonne et heureuse année à tous les Grabellois.

Liste “Union Grabels 2014”
Jean-Paul Aubrun, Sandra Connes,
Catherine Foucherand Gandrille,
Monique Lanot, Ayoub Mzali

Tribune de l'opposition n°11 - Octobre 2016

« UN ETE EN PENTE DOUCE »

…En espérant que cette formule s’applique à tous, nous souhaitons avant tout remercier les élu(es) et bénévoles qui ont su préserver nos forêts et garrigues cet été.
Aussi, lors des derniers Conseils municipaux, nous avons débattu de sujets très sensibles. Sans revenir sur les tergiversations de la préparation et du vote qui s’en est suivi concernant le budget primitif et le compte administratif laissant apparaître un déficit de
314 000 €, nos finances sont en grande fragilité. Nous avons voté CONTRE ce budget face au manque d’anticipation dans la gestion communale.
En effet, d’une part la majorité n’a ni mesuré ni anticipé les conséquences du choc financier lié à la création et la transition vers la Métropole et d’autre part, l’absence de contrôles rigoureux sur les dépassements des coûts (multiples avenants démesurés concernant les principaux investissements décidés par la majorité (maison commune, stade Serge Oltra). Et sans compter le remboursement de la dette (emprunts) qui s’alourdit d’année en année.
Résultat : une augmentation considérable et prévisible des impôts locaux avec +13% de taxe foncière, +10% de taxe d’habitation et +9% de taxe foncière non bâti.
Nous avons clôturé le 1er semestre de l’année par un important débat sur l’aménagement du quartier de GIMEL qui demeure un enjeu majeur pour le développement et l’avenir de Grabels.
Dans le SCOT,  il est perçu comme une zone prioritaire à haute valeur ajoutée. Ces qualificatifs sont séduisants mais comment répondre aux questions qui ont été posées et  concevoir un plan d’ensemble qui relie le cœur du village, la Valsière, sa zone industrielle et commerciale, Euromédecine, la Delteillerie et GIMEL ?
Aucune solution n’a encore été trouvée ... Toutefois, la possibilité de créer une ZAC nous permet de conserver la maitrise de l’urbanisation et de ne pas confier cette gestion à l’Etablissement Public Foncier qui n’aura probablement pas les mêmes objectifs d’aménagement que les nôtres. Il s’agit tout de même d’un projet enthousiasmant qui doit correspondre aux aspirations de la majorité des Grabellois ; d'autant qu'après la pente douce, la rentrée "financière" de septembre ressemble plutôt à une pente rude.

Liste “Union Grabels 2014”
Jean-Paul Aubrun, Sandra Connes,
Catherine Foucherand Gandrille,
Monique Lanot, Ayoub Mzali

Tribune de l'opposition n°10 - Juin 2016

Dérive et improvisation

Nous avions, dans nos précédentes tribunes, annoncé une augmentation inévitable des impôts locaux compte tenu de la dérive de la gestion municipale et ses conséquences sur la situation financière de la commune. Et bien nous y sommes, Monsieur le Maire l’a fait. Les chiffres et les indicateurs sont accablants :
- le compte administratif 2015 est en déficit sur la section de fonctionnement de 324 000 €. En novembre 2015, la majorité a présenté un budget qui surévaluait artificiellement les recettes de fonctionnement pour faire apparaître une capacité d’autofinancement, quelle preuve de transparence et de sincérité !
- la dette explose inévitablement et
le taux d’endettement atteint 2350 € par habitant alors que la moyenne de la strate est de 932 €. Le montant des
emprunts frise les 17 millions d’euros sur 25 ans voire plus. L’annuité de
125 000 € pour l’achat du château n’a pas pu être versée, la dette sera étalée sur 5 ans.

En conséquence, malgré les promesses électorales, les taux d’impositions de la commune augmenteront de 10% pour la taxe d’habitation et de 13% pour la taxe foncière plaçant Grabels parmi les communes les plus fiscalisées de sa strate.
L’équipe d’opposition a donc voté contre le compte administratif 2015 et contre le budget 2016 qui repose sur des hypothèses qui ne nous paraissent pas sincères et notamment l’absence d’économies. Le Maire ne renonce à rien et se drape dans une posture purement «  politique » qui démontre ses limites.
Il n’y a pas de véritable stratégie, les priorités ne sont pas définies. L’incapacité à faire de vrais choix (notamment d’investissement), encore moins d’avoir un programme d’économies ou de rationalisation des dépenses montre à quel point la majorité ignore la réalité. Mais le plus grave est sans doute le manque d’anticipation et de n’avoir rien vu venir, malgré notre vigilance, nos alertes et nos questionnements.

Gouverner c’est prévoir. Comme au niveau national, nous sommes victimes d’une forme d’irresponsabilité : où va la France et où va Grabels ??

Liste “Union Grabels 2014”
Jean-Paul AUBRUN, Sandra CONNES, Catherine FOUCHEYRAND GANDRILLE, Monique LANOT, Ayoub MZAI

Tribune de l'opposition n°09 - Mars 2016

Grabels, loin de la crise économique, dans l’ignorance de la dette publique

Une bonne gestion de la ville doit veiller à prendre des décisions en fonction de l’intérêt général. Nous devons rester très vigilants pour l’avenir : ceci suppose une présence active dans les discussions et contribuer encore davantage au débat économique rigoureux dans les dépenses, en exerçant notre mandat avec rigueur et compétence pour rendre le meilleur service au meilleur coût.

La commune emprunte et c’est normal, car il n’y a aucune raison pour que ses dépenses d’investissement (qui doivent être amorties sur plusieurs années) soient couvertes par les recettes courantes de l’année. Les générations futures seront les bénéficiaires des investissements dans le domaine de l’infrastructure et de l’éducation. Mais cette dette publique, toute légitime qu’elle soit, l’est beaucoup moins quand elle sert à financer un trou dans les finances publiques créé par des dépenses discutables : budget colossal investi pour notre nouvelle Mairie, rachat du Château de Grabels avec aménagements extérieurs, projet inabouti d’un restaurant en lieu et place de l’ancienne crèche municipale, aménagement de l’ancienne mairie…

Avec la mise en place de la Métropole et son transfert de compétences (gestion désorganisée des ordures ménagères, aménagements de voierie différés, transferts de personnels), la commune doit en plus faire face à des difficultés organisationnelles et laisse passer les échéances prévues (révision du PLU différée, intégration ratée de la commune dans le Papi II). Contrairement à ce qui avait été annoncé, la commune prévoit une hausse « murmurée » mais non chiffrée de la fiscalité afin de pallier les baisses de dotation de l’état. Mais où sont les économies et la réduction du recours à l’emprunt ? On nous annonce déjà la mobilisation d’une ligne de trésorerie de 700 K€ pour gérer les affaires courantes, rien ne prédit qu’elle ne sera pas transformée en crédit permanent.

Il est vrai que la commune n’a pas à rembourser la dette permanente, mais seulement à garantir qu’elle pourra en servir les intérêts. Ce serait bien si les contribuables pouvaient en faire autant !

Liste “Union Grabels 2014”
Jean-Paul AUBRUN, Sandra CONNES,
Catherine FOUCHEYRAND GANDRILLE,
Monique LANOT, Ayoub MZALI

Tribune de l'opposition n°08 - Nov/Déc 2015

A la suite du dernier conseil municipal plusieurs projets méritent d’être commentés car ils alimenteront les débats pour les mois et les années à venir :

En premier lieu : l’école de la Valsière qui constitue bien un « groupe scolaire » comme nous le revendiquions puisqu’il s’agit d’un projet global, en espérant que les demandes de subventions aboutiront compte tenu de l’importance du projet et de la situation de la commune.

Ensuite, l’avenir de l’ancienne mairie et ses annexes reconverties en locaux administratifs pour associations ainsi qu’en gîte communal pour « pèlerins » ou lieu culturel de proximité, un mélange des genres incertain et un coût certain pour la commune même si les travaux seront réalisés en partie en régie.

Quant au château, en faire un lieu de festivités en profitant du parc. Même si on peut le concevoir, il serait intéressant de connaître l’avis des riverains. Les autres projets : l’installation d’une annexe de l’Agence Française de la Biodiversité, de l’Onema et d’un jardin bio mérite d’être précisée ; mais il faudra aussi réaménager le reste du château (avec quels moyens ?), donc un coût supplémentaire en investissement.

Pour la prévention des inondations, le rapport d’études (EGIS) vient d’être remis ; le PAPI 2 (Programme de prévention des risques inondations) devra être modifié pour tenir compte des propositions ainsi que le PPRI au niveau communal mais vraisemblablement aussi le PLU et nous le souhaitons. Les conséquences financières en seront lourdes pour la commune indépendamment des aides possibles puisque d’ores-et-déjà 700 000 euros d’investissement lui incombent directement ; ce dossier constitue néanmoins une priorité.

Le foisonnement des projets tous azimuts nécessite de définir des priorités (groupe scolaire de la Valsière et prévention des inondations), de faire des choix et de gérer avec rigueur comme le préconise le récent rapport de la Cour des Comptes sur les dépenses de fonctionnement  des collectivités et en particulier sur les moyens en personnel, dans un contexte que nous connaissons notamment lié à la baisse des dotations de l’Etat.

Nous n’en prenons pas le chemin, et cela conduira inévitablement à l’augmentation sensible des impôts locaux dès 2016.

Liste “Union Grabels 2014”
Jean-Paul AUBRUN, Sandra CONNES,
Catherine FOUCHEYRAND GANDRILLE,
Monique LANOT, Ayoub MZALI

Tribune de l'opposition n°07 - Sept/Oct 2015

La saga continue entre utopie et réalité

Adopté par le Conseil municipal du 13 Avril 2015, le budget primitif pour l’année 2015 illustre parfaitement l’absence totale de stratégie de la majorité face à l’évolution des finances des collectivités territoriales, pourtant clairement annoncée depuis plusieurs années au plan national avec une réduction sensible des dotations d’État. Confronté à ce défi, la majorité municipale présente un budget faisant apparaître des dotations de 810.000€ contre 629.645€ réellement distribués, un écart qu’il faudra bien pallier ! Mais nous resterons attentifs face à la magie qui va opérer!

Le projet de création d’une deuxième école, qui ne sera pas financé que par des subventions, vient d’être en partie grignoté par l’achat du château de Grabels, avec un crédit vendeur sur trois ans, ce qui prouve que la commune ne dispose pas des fonds nécessaires. Cette acquisition ne s’inscrit pas dans un projet bien établi et prouve une fois encore la gestion hasardeuse de la majorité : quel que soit le projet, ilnous coûtera cher !

Les investissements en cours de la commune impactent directement les dépenses, en raison des emprunts spécialement dédiés, mais aussi des charges de fonctionnement futures. Nous venons encore de dépenser 185000€ pour acheter du mobilier pour la maison commune alors que le maire affirme ne pas détenir 30000€ pour financer un bus scolaire supplémentaire : 18 enfants de la Valsière sont évincés du transport scolaire et devront rejoindre l’école par leurs propres moyens car il n’y a que 112 places dans les bus existants.

La présentation d’un programme pluriannuel d’investissement et une gestion budgétaire maitrisée et réaliste auraient pu rassurer les administrés : ce ne sera pas le cas.

Au final, on constate une absence totale de stratégie budgétaire. La majorité prend le risque de faire supporter à la commune une lourde dette avec des marges de manœuvre de plus en plus faibles.

La municipalité devra faire des choix et arbitrer ses maigres possibilités au risque de se renier en proposant comme seul projet pour l’avenir l’accroissement de la pression fiscale.

Liste “Union Grabels 2014”
Jean-Paul AUBRUN, Sandra CONNES, Catherine
FOUCHEYRAND GANDRILLE, Monique
LANOT, Ayoub MZALI

Tribune de l'opposition n°06 - Mai/Juin 2015

Alors que sur tout le territoire la période est aux restrictions budgétaires ; à Grabels on joue « l’optimisme » et le « toujours + » :
… + de dépenses de fonctionnement :
+ 9,6% de charges de personnel soit 54% des dépenses totales de fonctionnement ;
… + d’endettement : les charges financières passent de 396 000€ à 499 000€ en 2015 (soit une dette de 1 920€/habitant alors que la moyenne de la strate se situe à 970€/habitant). Alors que la baisse de la dotation de l’Etat est généralisée en France ; à Grabels, nous passons artificiellement de 680 000€ à 740 000€ de dotation pour justifier d’un peu d’autofinancement ;
… + d’investissements en cours comme :
- la maison commune : les prévisions des travaux s’élevaient à 6 800 000€ TTC (Cf. conseil municipal du 02/04/12) et nous atteignons 8 700 000€ TTC en 2015,
- le stade Serge Oltra : 900 000€ TTC prévus et nous atteignons les 1 200 000€ TTC en 2015 alors que sur les 250 enfants inscrits au club de foot, seulement 50 habitent la commune de Grabels.
Aussi, le choix des investissements à venir reste discutable comme la construction « dans l’urgence » d’une école à la Valsière (8 maternelles + 2 CP). En effet, l’école actuelle sature malgré un agrandissement effectué pour 900 000€ mais pourquoi ne pas avoir anticipé la construction d’un groupe scolaire (de la maternelle au CM2) avec des équipements sportifs et culturels à mi-chemin entre les quartiers de la Valsière et du centre du village ?… cela aurait permis de renforcer le lien social et de pérenniser l’avenir de nos enfants pour un temps.
Mais, priorité a été donnée à des opérations dispendieuses au détriment de projets répondant aux réels besoins de la population (prévention et sécurité en particulier).
Les recettes stagnent, les subventions diminuent, les emprunts augmentent et les charges liées à l’intégration à la Métropole s’accroissent (520 000€ en 2015) … il semble qu’à Grabels, on mise davantage sur sa bonne étoile que sur la réalité !

Liste “Union Grabels 2014”
Jean-Paul AUBRUN, Sandra CONNES, Catherine FOUCHEYRAND GANDRILLE, Monique LANOT, Ayoub MZALI

Tribune de l'opposition n° 02 - Juillet 2014

Chers amis, grabelloises, grabellois...

Tribune de l'opposition n° 29 - Février 2014

DERNIER CONSEIL, DERNIERE TRIBUNE